Eric raconte ses trails estivaux (trail Rouge de l’EDF Cenis Tour 2021)

Contexte

Comme chaque année, j’aime passer 1 mois en Haute Maurienne, dans le coin de Besssans. Un haut plateau à 1700m d’altitude qui offre des balades sympa et abordables avec des enfants, des sommets à 3000 juste au-dessus de nos têtes, une quantité d’activités dont la montagne a le secret et des parcours de trail tous plus beaux et sympa les uns que les autres. 

Je prends aussi traditionnellement le départ du trail Rouge de l’EDF Cenis Tour (60km et 3400md+/d-) qui se déroule le 1er week end d’aout chaque année. Mon dossard est réservé depuis plusieurs mois, je pensais alors avoir 5 semaines entre l’ultra marin et cette course, 2 pour me reposer, une pour reprendre gentiment, et deux pour revenir progressivement aux affaires.

Sauf que l’ultra marin a été décalé d’une semaine et que je mets du temps à m’en remettre (j’avais perdu toute sensibilité dans la cuisse gauche, pas douloureuse, mais une absence de sensation désagréable à tel point que la pointe d’une aiguille sur celle-ci ne me faisait aucun effet. Et les enfants ont été malades une semaine. Inactivité forcée.

Cette année, je ne peux m’entrainer qu’une semaine sur place à 1700m d’altitude mais l’acclimatation se passe bien, et je réalise rapidement les mêmes temps que l’an passé avant la course sur des portions de montée. Le manque d’entrainement spécifique ne m’a pas trop fait régressé. 

Il faut tout d’abord avoir à l’esprit que c’est une course au cours de laquelle je n’ai jamais abandonné en 5 éditions, c’est trop rare pour être noté, j’ai une réputation à défendre 😊 .

Cette année le parcours est exactement identique à celui de l’an passé. Je ne serai pas surpris par les pentes très raides à certains endroits. Je regarde les temps de ma course de l’an passé et je sais ou je peux gagner du temps. De 8h08, j’aimerai passer à 7h 30 environ (une grosse trentaine de minutes de gagner ce n’est pas rien). Cette course lance ma préparation pour les Templiers (108km/4800md+) fin octobre je ne vais pas me griller. Comme je n’ai pas utilisé les bâtons à l’entrainement, je ne les prends pas, comme l’année dernière.

Acte 1 : faire tout moins bien que l’an passé en faisant pourtant tout mieux.

4h45, je prends la voiture et je retire mon dossard. Il y a eu beaucoup d’orages la veille et le temps est pluvieux jusqu’à 5h30. Heureusement la course part à 6h mais il fait très froid et la limite pluis neige la nuit passée était en dessous du point culminant de la course. 

Me voilà sur la ligne de départ, juste aux côtés d’Emmanuel Gault (excusez du peu, il a gagné l’écotrail 80km de Paris plusieurs fois). 

6h du matin, le jour à peine levé, le départ est donné, la course est lancée. Comme d’habitude, ça part très vite et les souffles sont courts. La prochaine fois il faudra que je m’échauffe un peu, mon cœur déteste monter si vite si haut dès que la pente s’élève. J’essaye de me placer derrière le peloton de tête, je finis habituellement dans les 15 premiers de cette course (sauf l’an passé). Presque tout le monde a des bâtons… ça monte régulièrement et petit à petit j’arrive à courir et à reprendre beaucoup de coureurs. Je connais parfaitement ce tronçon et me sens bien, je cours bien dans les montées. J’arrive au premier ravitaillement au col du Mont Cenis (12,8km, 1100d+) en 1h32 alors que j’avais prévu 1h30 (et que j’avais fait 1h31 l’an passé), mais sans m’être employé et en étant beaucoup plus prudent dans la descente car on ne voit pas à 20 mètres. 

Deux petits lavages de mains et une séance d’essayage du masque et deux verres de saint Yorre plus tard, me voilà reparti de plus belle.

On monte ensuite au col de la Met (>2700m d’altitude) toujours dans le brouillard. On a surplombé le magnifique lac de Mont Cenis sans que j’en voie 1cm² et je me sens toujours aussi bien, je cours pas mal de portions, et monte au train dans un petit groupe qui reprend des coureurs. 

J’arrive au sommet très frais car je sais que la descente s’effectue en plein dans les pistes de ski, pente de -20/-30% voire plus à certains passages et que ça tabasse les cuisses sur 2-3km. J’essaye de me relâcher au maximum et de m’engager vers l’avant mais la pente est très forte et la visibilité mauvaise. Dans le brouillard, je vois une silhouette sombre que je reconnais. C’est Emmanuel Gault que je vais dépasser, incroyable (est-il moins bien ? blessé ? va-t-il abandonner) ? Je repars devant lui au ravitaillement.

S’en suit un long sentier vallonné sur des balcons que je cours absolument tout seul, il faut bien de regarder ses pieds mais j’ai l’impression que mon allure est très confortable mais je suis en retard et plus prudent par rapport à l’an passé. Je sais aussi que cette portion est traitre, il faut la gérer calmement pour avoir des forces avant d’attaque les deux montées finales. Je ne sais pas si j’aurai de la compagnie au ravitaillement de Bessans, Paul était patraque la veille. Julie doit m’y apporter mes bâtons et je déciderai à ce moment là de les prendre ou non.

J’arrive à Bessans après 3h55 de course (pour 33km et 2100md+), j’avais tablé 3h45 sur mon plan de course et j’étais arrivé en 3h48 l’an passé. J’ai la paradoxale sensation de tout faire moins bien en faisant pourtant tout mieux. Julie est seule et me tend les bâtons mais je les décline, débile un jour débile toujours. Je m’arrête peu et je repars pour 5km roulants avant les deux dernières montées. 

Après une portion de 5km de faux plat, il reste deux montées de plus 600 mètres chacune, que je connais.

Je cours sans problème, je gère ma vitesse sur cette portion de plat. Il faut arriver plutôt frais en bas de l’avant dernière montée. C’est chose faite, me voilà au pied de la montée du refuge de Vallonbrun que j’ai déjà repérée de nombreuses fois ainsi que la descente. Je suis confiant car mes sorties précédant la course se sont faites au même rythme que l’an passé. Je suis bien, je monte tout seul beaucoup plus rapidement et surtout beaucoup moins péniblement que l’an passé. Je me dis que ma stratégie va payer. Je monte les 3km et 540M de dénivelé en 39’ (contre 29’ mon meilleur chrono) soit 2’ plus rapide que l’an passé. 

Je gère tranquillement la descente, rien ne sert d’aller trop vite (45’’ de plus que l’an passé), il reste une portion casse pattes avant d’attaquer la dernière montée qui est terrible. 

Ce sera chose faite, j’arrive au ravitaillement du kilomètre 44 en 5h29’20’’ contre 5h28’40’’ un an plus tôt. Il me reste 2 heures pour 15km et 700m de dénivelé, je suis très bien. Je ne fait pas la même erreur que l’an passé où je m’étais trouvé sans eau et déshydraté dans la dernière montée. Même s’il faut beaucoup moins chaud, le soleil commencer à pointer le bout de son nez. Je remplis à ras bord mes flasques et m’hydrate beaucoup. Je suis alors 9e au classement. 

Et la stratégie a été payante.

Après un petit tronçon vallonné, j’attaque la dernière montée au refuge du Cuchet. La montée est exposée au soleil mais je n’ai pas trop chaud et il y a de l’air contrairement aux jours de chaleur. Je me sens très bien, et toujours très seul.  

J’ai un passif avec cette montée, il y a deux ans j’y avais fait une grosse hypoglycémie et l’an passé une grosse déshydratation. Lentement mais sûrement j’apprends (c’est pour cela que je refais souvent les mêmes courses, afin corriger mes erreurs passées). Je monte bien, je suis très serein, j’ai l’impression cette fois-ci de maitriser les imprévus. Cette montée est interminable (3,6km pour 590m de dénivelé, avec un passage à plus de 40% dans lequel Emmanuel Gault me redépasse à grand coups de bâtons, il va mieux après un passage de moins bien. Je l’encourage et il me dépasse, il me mettra 8’ à la fin. Je réalise la portion entière qui inclut la montée et le chemin vers le dernier ravitaillement en 1h18’10’’ soit 22’ plus rapidement que l’an passé et 24’ plus rapidement qu’il y a deux ans. Ma stratégie a payé, mais j’aurais apprécié des bâtons sur ce tronçon. 

La descente est difficile, pleine pente mes cuisses et mes abdos sont au supplice mais je sais que je vais arriver en 7h35 environ. Je descends à quelques secondes près dans le même temps que l’an passé. Arrivé en bas de la descente, je savoure ma course maitrisée, il me reste une montée de 100m de dénivelé et je serai arrivé. Mais voilà que je me fais doubler. J’ai de l’énergie et je me dis que cette bataille pour la 11e place mérite d’être menée. Me voilà en chasse. L’an passé, j’étais au supplice sur ce tronçon que j’avais marché. Mais s’il y a bien un truc que j’ai appris sur l’ultra marin, c’est qu’on peut toujours se remettre à courir ! J’observe le coureur une petite centaine de mètres devant. Il marche dans la montée, alors je me décide à courir pour le rejoindre ! le filou se retourne et me voit, il se remet à courir. Et il a en ligne de mire un coureur en perdition à 100m devant lui (qui s’est aussi retourné). 3 coureurs en moins de 200M à moins de 3km de l’arrivée et la 10è place en ligne de mire. J’appuie sur la redescente, je me rapproche, il ne reste que du plat désormais, je relance, je suis à près de 4’/km (les ressources insoupçonnées), moi qui pensais finir tranquillement. Le coureur devant se retourne fréquemment, il a aussi bien accéléré. Finalement les positions se maintiendront, on arrive tous les trois dans un mouchoir de poche (50 secondes). Habituellement, je suis plutôt adepte des fins de trail sans animosité (l’an passé je m’étais laissé allègrement dépassé à 100m de la ligne) mais je suis content d’avoir pu réaccélérer sur la fin (Raphael, prends garde sur les cross) même si cela n’a pas marché

Conclusion

Au final, je termine en 7h38 et 12è sur 230 arrivants contre 28è sur 259 en 8h10 l’an passé. Objectif atteint, je me laisse envahir par la satisfaction du devoir accompli et de la course maitrisée. Je discute avec mes sympathique partenaires de course et Emmanuel Gault à l’arrivée tout en dégustant la collation d’arrivée et je file à la maison retrouver « le grand malade ». 

 Je suis super content d’avoir pu recourir, retrouver les sentiers, l’excitation de la course, le combat contre soi-même ! La course était très bien organisée, comme toujours. Je reviendrai (avec des bâtons) !

Au niveau alimentation, j’avais prévu 5 barres pour 7h38 d’effort mais je n’ai mangé que 2… Je n’ai jamais vraiment réussi à m’alimenter en dehors des ravitaillements. Habituellement très rigoureux sur ce point je me forcerai davantage sur les autres courses. 

Eric raconte ses trails estivaux (Tignes Trail 2021)

Après 3 jours de repos, je me remets à l’entrainement dans l’idée de préparer le Tignes Trail (44km et 2400md+). J’arrive à enchainer quelques bonnes séances dont une avec des bâtons qui me convainc de leur utilité quand on les utilise bien et je me dis que je pourrais y participer. J’hésite jusqu’au dernier moment et finalement je me décide le samedi à 9h (pour un départ le dimanche à 7h).

Pourquoi m’engager sur cette course seulement 2 semaines après l’EDF Cenis tour ? Parce que je ne connais pas le parcours et que je veux me tester dans ‘inconnu. Parce que je veux tester mes bâtons en course (manque de pot j’apprendrai qu’ils sont interdits sur cette course 😊 . Parce que j’ai trop peu l’occasion de faire des courses en montagne. Parce que je n’arrive pas à me motiver à me lever le matin depuis l’ultra marin pour des efforts longs alors avec un dossard je serai bien obligé.

Après 1h de voiture me voilà sur la ligne de départ. J’ai récupéré mon sac coureur, il est super, que des trucs utiles et en prime une superbe casquette Tignes Trail que Paul arborera fièrement j’en suis sûr.

Je vise 5h15 sur cette course et l’EDF Cenis Trail a bien accru mon capital confiance.

Le départ est donné par le micro d’Ugo Ferrari et nous attaquons une petite montée qui me met dans le rouge, je ne me suis pas échauffé une fois de plus. A quoi ça sert de tirer des enseignements des courses précédentes ? J’ai le cœur qui bat la chamade, le gout de sang dans la bouche comme lors du départ d’un cross. Un départ à 2000m d’altitude n’est jamais aisé. Je suis le peloton de tête de loin, je sais que les 43 premiers km sont relativement plats et que nous allons attaque ensuite une montée sèche de 5km et 670m de dénivelé avec des passages à forts pourcentages. Je monte régulièrement, les mains sur les cuisses et en 52’ me voilà en haut, je suis content de moi mais je sens dès le départ que je n’ai pas le pied montagnard ce matin-là. Quelques appuis hasardeux, des chevilles qui tournent un peu.

On attaque ensuite un single sur un chemin de crête, je n’ai pas le pied sûr je me sens, j’ai l’impression de marcher sur des œufs mais je me dis que ça va se débloquer au fil des kilomètres. La vue est superbe, le soleil perce derrière la montagne en face de nous. La journée va être belle et chaude. Je mets mes lunettes de soleil. 5 » d’inattention le temps de les ajuster et vlan, le pied tape un caillou, me voilà au tapis. Mon premier réflexe est d’avoir peur pour mes lunettes, de les avoir laissées tomber d’un côté ou de l’autre alors que ça tombe à pic. Mon deuxième réflexe est de me dire que j’ai quand même eu de la chance de tomber dans l’axe et de ne pas avoir chuter latéralement ce qui m’aurait envoyé quelques dizaines de mètres plus bas. Je me relève mais mon genou saigne, il a tapé un caillou et est très douloureux. Je ne peux pas tendre la jambe et le moindre changement de pente est douloureux. La descente est un supplice, je me fais dépasser et je grimace à chaque foulée. La chute est survenue au 8e km (sur un passage pas trop technique, comme toujours), il en reste 35 ou 36. 

Le parcours est tel que nous repassons par l’arrivée au 16e et au 27e km (plus aidé pour l’organisateur de n’avoir qu’un ravitaillement solide, au passage excellent (melon, pastèque et autres gourmandises en tout genre)). Je n’ai jamais mangé de melon ou de pastèque en course alors je ne joue pas l’apprenti nutritionniste, je ne sais pas comment mon système digestif pourrait réagir, j’en prendra i à l’arrivée.  Je me dis que je pourrais abandonner en repassant au point de départ et que je n’aurai jamais du venir ici, s’inscrire au dernier moment était une idée de merde. Puis je me dis que ça fait 2h25 de voiture aller-retour, je ne peux pas courir moins longtemps que mon temps de trajet. A ce moment-là j’ai couru seulement 1h45. JE sais que je ne ferai pas le temps escompté, les circonstances de course ont rebattu les cartes. 

Je n’arrive pas à dire si la douleur est traumatique ou bien tendineuse ou nerveuse car j’ai tapé juste sous la rotule. 

LE ravitaillement me met du baume au cœur et je me dis que je peux tenter le deuxième circuit de 13km dont une montée de 4km et 600m de dénivelé. J’attaque la montée en trottinant, sans trop de douleur contrairement à la descente. Je reprendre plusieurs coureurs qui m’avaient dépassé dans la descente. Je me dis que je ne suis pas à ma place, la course aurait été tout autre si j’avais pu faire les descentes. La montée et technique avec des passages dans de gros pierriers et exposée au soleil qui commence à taper. Je me sens bien et commence à germer dans ma tête l’idée d’aller au bout ? Pour ne pas donner des raisons de me charrier à Martin, Wiwi ou Etienne entre autres 😊 et aussi pour consolider un mental toujours défaillant chez mois dès que les circonstances sont défavorables. Dans la descente, je me fais dépasser autant que je dépasse, c’est toujours douloureux mais je gère cette douleur. Arrivé en bas nous contournons comme à la fin du premier tour le lac de Tignes au milieu d’une flopée de touristes. Je me sens de mieux en mieux. Trop confiant probablement. Sur un tronçon sur lequel j’étais déjà passé, je ne suis pas attentif à une rigole en métal destinée à canaliser l’écoulement des eaux. Je me prends le pieds dedans et je fais un vol plané et m’étale de tout mon long. Finalement heureusement que je n’avais pas de bâtons ce jour là 😊

Des passants sont stupéfaits de ma chute, je me relève, le genou a été relativement préservé dans la chute mais la douleur s’est à nouveau accrue. Mais celle-ci est vite remplacée par une douleur vive dans la paume des mains, qui compte plusieurs plaies avec de petits gravillons dedans. Que ça fait mal ! Je me retape au ravitaillement, je me questionne, est ce que je repars alors que ma voiture est garée à 2’ et que j’ai couru cette fois çi plus que mon temps de trajet ?

Mais non, c’est décidé, j’irais au bout même si ce n’est pas dans le temps voulu.

Une fois n’est pas coutume le troisième et dernier tronçon commence par un sentier de balcon, une descente en sous-bois et … 2,5km de descente sur une route en lacets, dégueulasse. Que ça fait mal aux jambes. Mais je ne peux pas me plaindre, au moins je peux courir sans risquer de me vautrer, ma cheville a déjà vrillé deux fois et mon pied taper trois fois sans me faire tomber dans la descente. Je me dis que quand je serai au pied de la dernière montée, je serai sain et sauf et sûr d’arriver en vie. J’ai l’impression de jouer ma vie à la roulette russe dans chaque descente, pourtant pas bien compliquées si j’avais été dans un bon jour. 

Après une petite erreur de parcours vite corrigée (quand ça veut pas, ça veut pas), me voilà au pied de la dernière montée (650m sur 6km). On est dans les sapins et à 11h et à 1500m d’altitude il faut bien chaud. Heureusement j’ai pris des manchons qui servent autant à protéger sur froid matinal à 2700m d’altitude au début de course qu’à protéger si soleil sur la deuxième partie. Je monte en reprenant les coureurs qui m’avaient passé en descente. Je marche vite et progresse bien. Arrivé à une Checkpoint des bénévoles m’annoncent que la montée va se terminer très vite. Habitué de ce genre de conseil foireux je leur dis « ouai c’est ça ». En fait elles avaient raison 😊, je trottine ensuite sur une large piste mais un coureur me rattrape sur une petite portion sur laquelle je marche. J’enclenche le mode « chasse » comme deux semaines plus tôt. Même si je ne le rattrape pas il me tirera jusqu’au bout ; il est temps d’en finir. Je le rattrape un peu et stagne à 20 ». Je vais le rattraper mais j’ai fais la dernière descente trop vite, le dernier « tape cul m’est fatal » et je le laisse s’échapper avec un coureur que nous avions rejoint dans la descente. Pas grave, je suis hyper content d’avoir fini, j’avais deux portes deux sorties au km16 et au km 29 mais je suis allé au bout et je continue ma série de courses terminées. 

Au final je termine 14e sur 90 arrivants en 5h35’’, certainement pas dans le temps espéré ni à ma place mais à ma place du jours compte tenu des circonstances c’est certain.

J’ai mal géré pleine de choses, y compris l’alimentation, je n’ai presque rien mangé (il faisait trop chaud) sans pour autant trop manquer. Une course non abouti qui laisse paradoxalement un sentiment de fierté certain.

Une fois n’est pas coutume les photos du photographe sur le parcours sont offertes avec le dossard ? Si le parcours n’est pas incroyable, l’organisation est au top.

 

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