Ronan Lumbroso

Le muscle sculpté, le regard perçant, le hâle de courses sans fin au grand air : la physionomie de Ronan laisse augurer un aventurier, à très juste titre. Seules les odyssées de plusieurs centaines de kilomètres sont à même de combler les rêves que notre coach nourrit pour une nature sauvage explorée de préférence par le biais de terrains à forte déclivité. En athlète accompli, il a pratiqué différents sports, et pas des moins physiques, avant de devenir le traileur au long cours qu’il est aujourd’hui. Son œil volontaire se frise à l’occasion de malice, en particulier quand il dirige ces éducatifs et ce gainage un rien pimentés, dont lui seul a la recette. Sa férule avenante et ferme à la fois vous donnera un corps de Spartiate apte à relever les plus grands défis.

1. Pourquoi as-tu commencé à courir ?

Je viens des arts martiaux. Arrivé à Boulogne, je continue la pratique du taekwondo mais je régresse dans ce club. Ne sachant pas nager, je m’inscris dans un club de triathlon. Étant trop mauvais nageur pour faire des compétitions, je commence à cavaler puis rapidement j’accroche des 10km, puis des semis, puis des marathons. Et lors d’une récup en forêt, je découvre le trail. Je rentre, m’inscris à l’éco trail, le 80 ( le 30 était trop court, le 50 trop proche du marathon) et un mois après, mon premier 110. J’étais perdu, j’avais goûté à l’utra trail.

2. Qu’est-ce qui te fait courir ?

Rien n’est plus beau que de prendre un petit déjeuner au soleil levant, face à la chaîne de montagne qu’il faudra gravir, sur une crête à après avoir fait 15h de course et 5 heures de grimpette.
La sensation de liberté, le retour aux instincts animal, la beauté de la nature et la montagne en particulier, la lutte contre les éléments…voilà, ça c’est un shoot d’adrénaline…

3. Quel est ton plus beau souvenir de course ?

Chaques arrivées d’Ultra sont de bons souvenirs, uniques… Mais disons que finir main dans la main avec un homme de 85 ans qui boucle le 50 km (j’étais sur le 220) du GRP, ça reste un souvenir fort de deux hommes dans un même effort, il serrait ma main tellement fort, j’avais l’impression d’être son petit fils, c’était un peu comme mon grand père…on a pleuré à l’arrivée…

4. Quel est ton pire souvenir de course ?

Se dire que la course est terminée. Souvent, une période de 4 à 5 jours de déprime s’installe.

5. Qu’est-ce qui te fait kiffer pendant les entraînements ?

Me dire que bientôt, j’y serai.. dans la montagne, un dossard sur le ventre…

6. Si tu étais un accessoire de running, tu serais …. ?

Un buff…c’est :
Un tour de cou
Un bonnet
Il peut être porté au poignet
Il sert d’éponge quand il fait chaud
Et de mouchoir
Bref, l’outil indispensable…

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